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Mercredi 26 Octobre 2005
publié par Domie dans: domie
Mardi 25 Octobre 2005

Homoparentalité

La famille homo reclame ses droits

La France reste frileuse sur le mariage homosexuel et l'adoption, que plusieurs pays européens autorisent. A Paris, une conférence veut faire avancer le débat.

par Charlotte ROTMAN
QUOTIDIEN : mardi 25 octobre 2005

La France est à la traîne. Un coup d'oeil à nos voisins permet de s'en convaincre. Il n'y a pas que l'Espagne de Zapatero, où, cet été, une réforme du Code civil a ouvert le mariage et l'adoption aux couples de même sexe. Les Pays-Bas (depuis 2001), la Suède et le Royaume-Uni (depuis 2002) autorisent également l'adoption. Au Danemark, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Belgique, en Angleterre et au pays de Galles, on peut adopter l'enfant de son partenaire homosexuel. La Norvège et la Finlande permettent l'exercice commun de l'autorité parentale. Et sans parler de la procréation médicalement assistée, accessibles dans plusieurs pays, dont l'Espagne et la Belgique. Ni de la maternité pour autrui : possible en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Finlande, en Belgique, au Luxembourg, au Danemark et en Grèce. La Conférence sur l'homoparentalité organisée par l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL), qui s'ouvre aujourd'hui pour deux jours à Paris, fait logiquement une place importante aux expériences internationales.

Symboles. «Une filiation légale de deux parents de même sexe ébranle un certain ordre social», écrivent Martine Gross et Mathieu Peyceré de l'APGL. La révolution, «c'est que la parenté et la filiation légale ne se confondent pas systématiquement avec les liens biologiques» (1). Or séparer la procréation de la parentalité passe mal. «En Espagne, quand le verrou de la dictature a sauté, le pays est devenu profondément laïc. En France, l'Etat a repris des fonctions symboliques de l'Eglise, explique l'ethnologue Anne Cadoret (lire en page 4). On le voit très bien dans le mariage civil: le mari d'une femme est le père de l'enfant. Cela fait penser que les deux époux sont une seule chair comme dans le mariage chrétien.» Les résistances se sont aussi élaborées au nom de l'universalisme, contre les risques de «dérive communautariste». «Les pays anglo-saxons ont agi avec bien plus de pragmatisme, ont su prendre en compte des besoins des citoyens», dit Martine Gross.

Enjeux. Même la recherche est devenue un enjeu du débat : la classe politique s'abrite derrière l'absence de recul ou le biais militant des études. Susan Golombok travaille depuis les années 1970 sur les enfants de mères lesbiennes en Angleterre : «Le fait de ne pas être lesbienne m'a aidée. Mes études ont été prises plus au sérieux, sachant que je n'étais pas concernée, raconte-t-elle dans Têtu. Aucune des inquiétudes exprimées il y a trente ans sur ces familles ne s'est révélée fondée.» «On n'en est plus là, soupirent les organisateurs de la conférence. Il n'y aura pas d'intervention pour dire si ces enfants vont bien ou pas. Aujourd'hui, on étudie les familles homoparentales pour parler des familles contemporaines.» La réflexion est incontournable. D'abord parce que ces enfants sont là (plusieurs centaines de milliers d'après l'APGL). Les trois principales motions socialistes qui seront débattues au Congrès du Mans ont incorporé l'homoparentalité (lire ci-dessous). Même la droite reconnaît cette réalité. Ainsi, l'APGL est auditionnée par les députés de la mission d'information sur la famille. «IIs comprennent qu'il faut trouver un statut au parent social. Que cela va dans l'intérêt de l'enfant», a constaté Martine Gross. Cette notion, brandie au moment du Pacs pour barrer la voie de l'adoption, est à présent invoquée pour protéger les enfants issus de familles homosexuelles.

C'est également ce qui est esquissé dans les tribunaux. «Il s'agit ici non pas d'inscrire un enfant dans la filiation de la personne qui n'est pas le parent biologique, mais de permettre l'exercice conjoint des droits et des devoirs du parent biologique et de la personne qui partage sa vie avec les enfants», précise l'avocate Caroline Mécary. La loi du 4 mars 2002 de Ségolène Royal sur l'autorité parentale, prévue pour donner un statut au beau-parent, est de plus en plus utilisée par les couples homos. A Paris, l'an dernier, Marie-Laure, qui avait porté ses trois filles issues d'une insémination artificielle, et Carla, qui avait été reconnue mère adoptive en 2001, ont eu la joie d'obtenir le droit d'exercer ensemble l'autorité parentale. Une manière de combler un peu le retard accumulé par la France.

(1) Martine Gross et Mathieu Peyceré, Fonder une famille homoparentale, préfacé par D. Strauss-Kahn, Ramsay.

publié par Domie dans: domie
Samedi 22 Octobre 2005



publié par Domie dans: musique
Jeudi 20 Octobre 2005
bien envie d'aller y faire un tour  !

Pour accéder au site de la Fiesta cliquez sur l'image


Malgré l'incendie dévastateur du Dock des Suds, la Fiesta des Suds 2005 aura fière allure avec un site majestueux pour enluminer les nuits d'automne. L'esprit de la Fiesta est éternel... Qu'on se le dise...

L'édition 2005 renoue avec l'esprit aventurier des premières années et investit les espaces les plus déroutants ! Afin de proposer davantage de convivialité, la Fiesta se déploie désormais sur 25 000 m2 (15 000, l'an dernier) autour du Dock. Avec une salle couverte de 5 000 places sous la passerelle autoroutière , le pari fou d'organiser des manifestations populaires dans des lieux inédits et majestueux, est largement relevé. Les Arènes font également leur retour dans le quartier d'Arenc et la création d' un cabaret sauvage de 1 000 places participent à l'aménagement insolite et féérique qui fait la marque de fabrique de la Fiesta.

Dans les artères de ce site, entre autres, le Restaurant des Suds met en éveil les papilles aiguisées des gourmets, Fiest'Art transforment les containers en galerie d'exposition, le Salon Caraïbes balancent sous ses airs latinos, la Boutique propose les disques et livres, coups de coeur de la Fiesta et les Comptoirs rafraîchissent les soifs les plus tenaces et la tente de prévention routière veille à votre retour à sain et sauf... Ouf ! Un Dock en effervescence comme un hommage aux 5 sens...
Les arènes reviennent en fanfare et deviennent le théâtre d'une capea du 20 au 22 octobre (en présence, sous réserve, de Juan Bautista, Mehdi Savalli et Stéphane Meca) et se transforment, en marché coloré les autres soirs : ambiances africaines, antillaises, latinos, citoyennes...

Et comme le plaisir n'existe que s'il est partagé par tous, les tarifs d'entrée sont clairement à la baisse (15 euros en moyenne par soir) pour permettre à chacun de goûter aux bonheurs de la Fiesta des Suds 2005... Une Fiesta debout... Plus que jamais !

... VIVEMENT OCTOBRE ! ! !


publié par Domie dans: Actualité
Jeudi 20 Octobre 2005
Se souvenir encore aussi de ce 17 Octobre 1961

Société

La police gâche le souvenir du 17 octobre 1961

Trajet écourté du défilé en mémoire de la répression contre des manifestants algériens.

par José GARÇON
QUOTIDIEN : mardi 18 octobre 2005

Ils auront fait contre mauvaise fortune bon coeur. «Nous ne pouvons pas aller jusqu'au palais de justice. Nous n'avons pas eu l'autorisation», a dit l'un des organisateurs. Sifflets et huées ont répondu à une interdiction qui a suscité plus d'incompréhension que de rage. Comme si nul ne pouvait saisir que la préfecture de police interdise à 400 à 500 personnes de marcher les trois cents mètres séparant ce bout du pont Saint-Michel du palais de justice de Paris, plus de quatre décennies après la sanglante répression de la manifestation pacifique des Algériens, le 17 octobre 1961.

C'était en pleine guerre d'Algérie. Les forces de l'ordre avaient ouvert le feu et matraqué avec une violence inouïe les 30 000 Algériens venus des banlieues pour manifester à l'appel de l'organisation clandestine du FLN contre le «couvre-feu» instauré par le préfet de police Maurice Papon. Bilan : de 50 à 200 morts, dont de nombreux Algériens précipités dans la Seine.

Hier, ils étaient là, vieux Algériens, jeunes Français nés de parents émigrés, élus de la Mairie de Paris, associations de droits de l'homme, à se recueillir devant la plaque, symbole d'un pan d'histoire si longtemps occulté, que déposa, en 2001, le maire de Paris sur le boulevard Saint-Michel, à une encablure de la préfecture de police.

Hier, vers 17 h 30, Bertrand Delanoë, en plein Conseil de Paris, est revenu avec une gerbe. Appuyés sur une canne, de vieux Algériens déposaient aussi quelques fleurs avec une attention infinie. «Pour qu'on puisse lire les mots, il faut mettre les fleurs sur les côtés.»

Tous s'interrogeaient sur le futur traité d'amitié franco-algérien ­ «Si c'est celui du gaz et du pétrole, ça fera plus de mal que de bien» ­ et de la «stupide loi» qui reconnaît les bienfaits de la colonisation et dont tous veulent l'abrogation.

Et puis, tout le monde s'est dispersé. En se disant que, l'an prochain, ou plus tard, les «officiels» oseront peut-être enfin le mot «massacre» pour octobre 1961.


publié par Domie dans: coups de gueule
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